Nous sommes propriétaires d'un terrain depuis le 10 avril, destiné à la
construction d'une école pour 250 enfants, d'un home pour 20 enfants,
et un centre de formation professionnelle pour les adolescents .
Plus d'un hectare, dans l'état du Tamil Nadu, juste a la frontière de
Pondichéry.
Aller a la description du terrain.
Dans la dernière page " actu ", nous annoncions, optimistes, l'achat du
terrain pour l'école. La promesse de vente était signée, mais a la
veille de l'achat, nous avons appris que le terrain allait être
préempte par le gouvernement. Cela nous a au moins décidés de changer
d'avocat !
Depuis, nous recherchons toujours activement, selon notre cahier des
charges contraignant. Surface, coût, proximité des communautés de
pécheurs.
Pas moins de cinq terrains sur des dizaines visités correspondaient. Le
processus de réunion des papiers est allé chaque fois très loin, mais
au final, rien ne s'est concrétisé.
Soit car le dossier n'était pas fiable, soit car le prix s'envolait
entre négociation et concrétisation.
Il nous faut préciser qu'il y a une " bulle " immobilière à Pondy, et
que les prix peuvent tripler en quelques mois. Un article récent du "
Monde " parle même de Marakechisation de Pondy…..
C'est pourquoi nous avons défini la politique d'implanter l'école au
Tamil Nadu, tout proche, moins touché par la spéculation. D'autant que
le gros de notre activité pour la fabrication des barques était déjà
centrée sur cette zone, très gravement touchée par le Tsunami.
La reconstitution de l'outil de travail s'épuise, et c'est naturel,
deux ans et demi après le tsunami. Karikal reste encore très actif,
grâce à l'aide de
Médilor, mais ailleurs, le besoin est
éteint. Maguey a cependant, malgré sa recherche du terrain, réussi le
tour de force de récupérer les quelques barques non utilisées dans
certains villages, pour les remettre aux communautés sous équipées !
Nous le félicitons pour cette performance.
C'est donc a présent le temps de la durée : s'investir, toujours pour
les mêmes communautés, dans d'autres projets : la scolarisation et la
formation professionnelle.
Myriam et Lucie, deux stagiaires, travaillent activement sur le dossier
formation. Nous avons toujours pense avoir un centre sur le terrain de
l'école, mais grâce a "
Ensemble ", une association
Belge, nous pouvons envisager d'en implanter un autre, juste au cœur
des 14 villages que nous avons aidés dans la presqu'île au sud de
Cudallore.
Pas beaucoup de photos dans cet " actu ", notre activité étant moins
événementielle, hormis bien sur celles du terrain!
Mais vous y trouverez le
rapport
illustré concernant Karikal, réalisé
par Marie et Guillaume, deux autres de nos quatre stagiaires.
Ainsi que le
bilan tsunami deux ans
après.
Il se situe à sept kilomètres au sud de Pondichéry
Trois acres, c'est à dire 1.2 hectares. Plus grand, mais
malheureusement aussi plus cher que ceux que nous avions sélectionnes
précédemment. Mais nous aurons de la place si, comme nous l'espérons,
nous trouvons les financements pour mener les élèves jusqu'au " bac "
Nous sommes parvenus à le négocier pratiquement au coût gouvernemental,
ce qui est une bonne garantie d'être réalistes en ce qui concerne le
tarif.
Un tiers est planté de cacahouètes, les deux autres en bonne partie de
cocotiers. Cela risque d'être un casse tête pour l'architecture, mais
nous essayerons au maximum de respecter les arbres.
Il est par ailleurs assez idéalement placé : a quelques centaines de
mètres de la route nationale, bien précieux pour le bruit. Un gros
village de pécheurs de mer a deux kilomètres, et de nombreuses
communautés de pécheurs sur les bords d'une longue lagune.
Il nous reste, maintenant, bien du travail a faire : définir les
constructions prioritaires, ainsi que leur architecture, obtenir le
permis de construire auprès du Panchayat, avoir les autorisations du
ministère de l'éducation, rencontrer le welfare département puisque
l'école comportera aussi un home d'enfants.
Mais je suis sur que j'en oublie !