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dernière
mise à jour mardi 12 janvier 05
En ce mercredi 5 janvier 2005, l'idée se précise
: des milliers de bateaux sont à construire sur les côtes
sud-est de l'Inde.
Nous allons donc aider ponctuellement les pécheurs des
alentours en fabriquant des bateaux, et créer une école
pour permettre aux autres, ceux qui sont loin, de le construire
eux même.
Ci-dessous le journal de l'association.
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Lundi 27/12/04
A 9 heures, quelques ouvriers viennent, discutent, et repartent,
la crainte est palpable.
Sur nos 75 ouvriers, seuls quatre sont au travail. Nous passons
la journée à essayer d'avoir des nouvelles, de
savoir si les autres ont besoin d'aide.
L'avenir nous dira que par bonheur, tous sont vivants et pas
trop touchés. Mais l'ouvrier, en Inde, fait déjà
partie d'une classe privilégiée.
Mardi 28/12/04
Premier contact par mail avec Claude Celibert, Lorientais, qui
partage nos vues. Il est venu nous voir ici recemment, tout comme
Jean Claude Breton, qui monte une association Pondy/Bretagne,
à visées culturelles. Je les mets
en contact, ainsi qu'avec Michel Seguy, le Consul Général
de France.
Mercredi 29/12/04
E-mail de J.M. Tabuteau, expert maritime qui vient pour nos bateaux
a Pondy. Très direct, il fait un don pour la reconstruction
de quelques barques. C'est pour nous, une révélation
: en tant que constructeurs de bateaux, c'est là que nous
pouvons être utiles. Je mets tout le monde
en contact, y compris Hervé Coutand, architecte naval,
et quelques amis et clients.
Jeudi 30/12/04
Les ouvriers commençaient à revenir. Fausse alerte
au raz de marée, deux tiers de l'équipe présente
vole au village, fous d'inquiétude.
Je reçois les dessins de la barque d'Hervé, cela
parait très bien correspondre aux besoins locaux, malheureusement
nous avons des incompatibilités de format. Jusqu'à
la fin de la semaine, nous nous battrons tous les deux pour avoir
du matériel exploitable.
Vendredi 31/12/04
Nous sommes dans le noir. Nous ne maîtrisons ni la langue,
ni les coutumes tamoules. Bien qu'ayant l'impression d'être
intégrés, nous ne le sommes qu'en tant que "boss",
caste parmis les castes. Nous décidons
de nous faire aider. Tiago, copain de nos enfants, fils de pêcheur,
qui a mis la main au gréement du Merry, nous rejoint.
Il parle assez bien l'anglais, et est très enthousiaste.
Il est à présent avec nous à plein temps,
conseiller, enquêteur.
Coup de blues quant il nous parle des priorités : les
bateaux, d'accord, mais manger d'abord, avoir un toit, une natte
pour dormir. Martine, qui pensait m'aider sur le premier projet,
accepte de prendre en charge cette urgence dans les priorités.
Réveillon chez Pierre, un peu surréaliste, recueillis,
chaleureux, un peu honteux aussi. Mais nous avions besoin de
cette chaleur.
Samedi 1/1/05
Internet ronfle, la famille, les amis, tout ceux qui s'impliquent.
Claude fait du battage médiatique, Jean Marc pose les
bases d'une association 1901, Noelle, ma sur, propose d'en
réactiver une : APRES, faite pour le reboisement des forêts
corses. Je me plonge dans le plan d'Hervé,
enfin à peu près exploitables.
Dimanche 2/1/05
Internet encore : j'ouvre un groupe : http://fr.groups.yahoo.com/group/pondy-pecheurs
S'inscrire pour prendre part au groupe
Et ce site : http://www.ifrance.com/Pondy-pecheurs version alpha
du futur site.
Reponses aux mails, et très intéressante discussion
avec Dimitri, qui fait un travail remarquable avec Martine Seguy,
épouse du Consul Général.
Mauvaise nouvelle : une association en Inde prendrait six mois
à être activée. Comme c'est maintenant qu'il
faut des fonds, ils ont ouvert un compte.
Nous ouvrirons un compte demain.
Ils utilisent les bonnes volontes des étudiants de l'Université
de Pondy, toute proche de la zone qu'ils ont prise en charge,
avec l'accord du Doyen.
Nous décidons de faire la même chose avec les élèves
du Lycée Français. Si nous avons l'accord du Proviseur.
Nous recevons un journaliste de France Presse. Nous lui expliquons
notre projet.
Tiago revient avec un travail remarquablement documenté
: habitants, sinistres, village par village. Soutenu par les
documents officiels des "panchaya ", autorités
locales, mais relativisés.
Malheureusement, il a commencé par le nord, et nous avons
défini avec Dimitri qu'il était mieux de se "partager"
les zones, vu l'ampleur du travail. Mais nous ferons suivre.
Il attaque demain la partie sud, y compris Cudallore, à
25 Km, qui a beaucoup souffert. N'être
pas Pondicherriens, c'est quand même pas une tare
..
Visite aussi avec Martine de villages, malheureusement, on ne
sait ni où, ni comment VOIR quels sont les besoins, et
quelle est la réalite des demandes. Il faut impérativement
passer par une pré-enquête d'un Tamoul.
Lundi 3/1/05
Les ouvriers commencent a revenir doucement. Mais bon, c'est
lundi, jour de grand absentéisme. Ouvert un compte à
l'UCO Bank, merci à Nelly, femme du Consul adjoint, d'avoir
prêté la main, et rendu la démarche plus
facile. La voila du coup bombardée trésorière
Passé l'après midi à la police
. Emmené
entre deux policiers chez le Superintendant, brrr
Les 70 "gros" bateaux du port de pêche de Pondy
ont fait une petite balade de 500 mètres à l'intérieur
de la rivière. 5 centimètres d'eau à marèe
haute
Ils ne savent pas comment les sortir de là.
J'ai fini chez ZeBigBoss, ça doit être comme le
préfet. Revenu au chantier, je retrouve
le département des fisheries, qui fait le pied de grue
depuis deux heures pour les mêmes raisons.Vous parlez de
coordination ???
On va leur expliquer comment les tirer de là.
Contacté ce matin par un membre de l'Association of Industries
of India. ( le MEDEF indien) Ils veulent sponsoriser un petit
millier de bateaux de pêche
On se voit Mercredi.
Hervé! tu n'auras jamais vu autant de bateaux construits
sur tes plans !
Tiago ce soir à la maison, avec comme d'hab un super boulot.
Il est allé à Veerapattinam, l'un site très
touchés.
5 morts, 500 bateaux détruits avec apparaux
mardi 4/1/05
Une ONG indienne est venue ce matin. Ils sont très interessés
par le projet, mais il y a tant à faire !
Ramesh, mon chef de chantier, est revenu. D'après lui,
au village, ça va. Nous avons commencé
le tracé grandeur nature de la barque, mise à l'eau
et essais dimanche.
Jérémie nous rejoint. Ancien équipier du
Merry, il est photographe. Grâce à lui, nous pourrons
avoir un site plus documenté.
Nous avons enfin notre n° de compte :
Voici le mode d'emploi pour envoyer l'argent en Euros et en US$,
(et ce n'est pas super simple...)
Remit to "BNP PARIBAS", PARIS (SWIFT: BNPAFRPPXXX)
for Credit of UCO Bank, Calcutta Account No. 66407124 with them
SWIFT: UCBAINBB102.
Beneficiary account Nb 496375 of Nelly Blondel / Lionel Mallard
/ Martine Mallard
with UCO Banc, Pondicherry
Tiago vient tard pour son rapport journalier. Il était
à Cudallore, à 20km au sud, et n'a pu faire qu'une
petite partie de l'étude préalable ; il y retourne
demain avec Martine.
500 morts, toute la flotte de pêche détruite.
Mais dis donc Ramesh, on travaille ensemble depuis 6 ans, et
tu me dis que tout va bien au village ? Pugaliandi, Govindan,
Ellumalai, vous tous qui habitez là bas, pourquoi vous
ne dites rien ?
La pudeur, le fatalisme aussi de ce peuple est désarmant
!
Mercredi 5/1/05
Journée calme. D'autant que l'équipe est
loin d'être au complet. Toujours la pudeur : Ramesh avait
prévenu le Directeur de fabrication qu'il serait un peu
en retard. Tout va bien au village, mais il a quand même
fallu qu'il ait à réparer sa maison
Envoyé ce matin un mailing de 400 adresses, famille, amis,
clients, prospects.
Bonne nouvelle, nous pouvons pour les dons, passer par la valise
diplomatique par le biais de Nelly, la femme du Consul adjoint
et notre trésorière :
Madame Nelly Blondel, consulat de France à Pondicherry,
128 bis rue de l'université, 75351Paris 07 SP.
Il faut bien entendu mettre le chèque à l'ordre
des trois noms.
Nelly Blondel / Lionel Mallard / Martine Mallard
L'affranchissement est celui d'une lettre en France.
La barque avance, confirmation des essais en mer dimanche.
Reçu un mel super de Dominique et Jean Luc, grenoblois.
Ils travaillent à fond pour le projet, et ont monté
un site :
http://grenoble.pondichery.free.fr/Le_tsunami.htm
Fabienne Marsaudon milite à fond à Belle Ile, et
prépare des spectacles dont les bénéfices
seront versés à Pondy-pêcheurs. Avec ce type
de public, nul doute qu'il y aura d'autres retombées
.
APRES, l'association de Yves et Noelle, ma sur, devient
"Assistance aux Populations et Réhabilitation des
Espaces Sinistrés".
Les status seront deposés vendredi.
Mon frère monte aussi quelque chose à Choisy le
Roi
Réunion traditionnelle avec Tiago, venu ce soir avec un
copain.
Il y a tant de boulot à Cudallore qu'il n'a pas appelé
Martine pour qu'elle vienne, et ils ont encore toute la journée
de demain pour préparer sa visite.
Jeudi 7/1/05
Le proto de la barque avance bien, encore que je sens chez
mes gars un certain flottement. Ils ont l'habitude de mes pitreries
occidentales, mais alors là, un bateau cousu..... L'intérieur
est fini.
Je passe une partie de la journée à monter
le squelette du prochain site, car entre ce qu'on a pris et ce
que Jer doit m'apporter ce soir, nous aurons de quoi le meubler
en photos.
Tiago, et Maguey, fidèles maintenant, viennent nous
voir. Ils sont toujours à évaluer les besoins à
Cudallore. Cela n'a rien d'évident : parce que des aides
existent. Le gouvernement, les autorités locales, des
mécènes, la moquée, le temple, l'église.
Il faut identifier les laissés pour compte, ceux qui n'ont
personne, les plus démunis. Ils ont trouvé un village,
totalement détruit. La population s'est réfugiée
dans une palmeraie, cachée de tous. Quatre vingt quatre
familles. Nelly et Martine y vont demain.
Premier coup de rage: un réchaud a pétrole
coûte 150 Roupies habituellement. Le cours aujourd'hui
est à 250 ! On a réussi à négocier
à 190 alors qu'on en prend 100 ... Et encore, on a eu
de la chance d'en trouver.
Deuxième de la soirée : je regarde les actus
qui me frittent un peu avant l'arrivée de Tiago et Maguey,
et puis à leur départ je reste à rêvasser
devant une émission sur les événements.
Je vois des types, les fesses douillettement installées
dans un fauteuil moelleux qui pérorent, et que l'aide
c'est désorganisé, et qu'il a du gâchis,
et qu'y a pas de coordination et ceci et cela. Hé!
Venez les mecs, foutez les mains dedans! Le tsunami, vous l'avez
vu à la télé, il ne risquait pas de mouiller
la moquette! Vous qui allez voir le psi quand
vous avez cassé une bouteille consignée, qui "rentrez
dans un processus de deuil" quand votre poisson rouge est
mort, venez les voir ces gens que vous voyez virtuellement dans
votre boite à image, bien protégés par la
vitre de l'écran cathodique. Mais ces
gens, ils EXISTENT ! Ils mangent, dorment, aiment,
travaillent, ils ont des élans, des rages, des envies,
des rêves ! Leurs gosses rient, chantent,
sautent, pleurent, et sourient, oh combien ! Ils
sont HUMAINS !
Comme vous ! Comme votre voisin de palier ! Mais
dites moi: est ce que vous connaissez seulement le nom de votre
voisin de palier ...?
Pardonnez moi, parfois je m'échappe.
Vendredi 8/1/05
Au soir, le prototype de la barque est terminé.
C'est à Martine de parler aujourd'hui ...
Première journée de distribution «pour
l'urgence»
Nelly a pris en charge l'approvisionnement en couvertures
et nourriture, j'ai acheté les ustensiles de cuisine et
commandé les réchauds qui arrivent finalement à
9 heures. Il y a pénurie, les prix montent
considérablement, de quoi se mettre en rage.
Thiago et Maguey arrivent, 3 amis nous ont rejoint pour
donner un coup de main, on charge à mort les véhicules
- au premier coup de freins, on risque de se retrouver tous un
amas de réchauds sur la tête, mais, en Inde, on
klaxonne plus qu'on ne freine, ça devrait aller...
Nous arrivons sur le terrain de la Cathédrale
de Cuddalore ou une petite centaine de personnes nous attendent,
assis à l'ombre sur un terrain un peu à l'écart
des regards, pour que la distribution se fasse en toute tranquillité.
L'opération avait été soigneusement
préparée hier par nos deux poissons-pilotes qui
avaient identifié un village d'une centaine de familles
à l'écart de la route et par conséquent
des aides gouvernementales.
Liste nominative, consignes précises, une seule personne
par famille viendra à la distribution sur un terrain un
peu éloigné du village. Ce matin, ils nous ont
précédés pour aller distribuer des jetons
numérotés. Nous sommes un peu étonnés
que nos amis insistent tant pour que la distribution se fasse
de façon quasi « militaire » ; nous comprendrons
plus tard.
Le curé, qui hier avait donné son accord
à Maguey, vient aimablement se présenter puis nous
explique que ces gens ont déjà reçu ce qu'il
fallait, que notre action est prématurée, que c'est
une perte de temps et d'argent que de faire des distributions
en direct de matériel qu'ils revendront sans doute plus
tard... (un vent de doute souffle alors sur l'équipe ).
qu'il valait mieux lui remettre directement l'argent pour qu'il
gère lui-même les aides . (Ah bon, on comprend mieux,
le moral remonte)
Les villageois se lèvent à leur nom et
passent en file indienne ( et bien oui.) pour recevoir leur package: 2 couvertures, des biscuits, des bananes, du lait
en poudre, du pain, de l'huile de coco, des ustensiles de cuisine
et un réchaud à pétrole.
L'opération est parfaitement orchestrée,
un peu lente peut-être car d'autres villageois arrivent,
le ton monte, on va vers l'émeute.
La centaine de bénéficiaires file en vitesse,
nos amis et les chauffeurs nous conseillent d'embarquer rapidement
les quelques restes de matériel pendant qu'ils gèrent
la crise. Peu importe, notre objectif a été atteint.
Importance que la préparation soit faite par
des villageois tamouls : ils connaissent les réactions
de la population, ils savent exactement ce qu'il faut faire.
Budget de cette première distribution : 500 roupies / package. Soit moins de 1000 Euros
pour une centaine de familles :
Budget de fonctionnement : 0 . Nous avons utilisé
le 4x4 de Nelly, le bus a été prêté
par l'agence de voyages Vijay Tours, nous avons fait les courses
nous-mêmes et la distribution a été faite
avec quelques amis.
Nous allons ensuite visiter le village. A l'évidence,
des aides arrivent au bout de la route, à l'entrée
de la localité, mais la distribution est faite par la
panchâyat à l'entrée du village, à
une population plus ou moins sinistrée, sans discernement.
A mesure que nous avançons à pied vers
la côte, les destructions sont de plus en plus importantes.
Nous arrivons sur une zone complètement déserte,
ou les pelleteuses du gouvernement terminent le nettoyage. Il
ne reste que des petits tas de bois, les restes de quelques maisons
en palmes et filaos.
Les villageois on trouvé refuge dans un bosquet
à 500 mètres de la mer : ils s'abritent sous des
bâches en plastique qui leur ont été distribuées
dès les premiers jours, sortes de tentes sommaires sous
lesquelles il n'y a absolument RIEN.
Les enfants jouent, quelques adultes viennent nous voir,
un contact se crée.
Espérons que la distribution de ce matin leur
permettra de reconstituer les premiers éléments
d'un foyer.
Samedi 9/1/0
9 heures, la sanction tombe : Tamitz, notre comptable,
pose le tableau Excel des dépenses pour la barque.
9805 Roupies pour main d'oeuvre, et coût des matériaux.
Ca va se jouer au rasoir : ni les frais de fonctionnement, ni
le moule ne sont inclus dans ce montant. Mais il s'agit d'un
proto, et ce sont les plus payés qui ont réalisé
le travail.
Trois heures de réunion avec un comité de
pécheurs pour ajuster les détails avant l'essai
de demain. Assez sidérant : ils ont beau être analphabètes,
ils ont tout compris. Quel gâchis de voir tant de clairvoyance,
d'intelligence limitée par l'absence d'instruction.
L'après midi, Pugaliandi et son team rectifient
les points soulevés qui ne remettent pas en cause la structure
générale. Nous serons prêts demain pour l'essai.
L'équipe de bénévoles s'étoffe:
nous avons l'accord du Proviseur du Lycée Français
pour utiliser les bonnes volontés des terminales et premières.
Réunion lundi avec les délégués de
classe.
Christine nous demande ce qu'elle peut faire pour aider,
ben la voila en charge de la réponse aux Email.
Solange rejoint l'équipe de l'aide d'urgence. Bruno,
son mari, prend en charge le site internet.
A cinq heures et demie, réunion chez eux avec Pierre.
Ils ont déjà fait un travail superbe. Je sens que
mes idées ne sont pas claires, je fais la bêtise
de m'asseoir, je sens que c'est le moment d'aller me coucher.
Tranquille : le flambeau est repris.
Dimanche 9/1/05
Premiers essais de la barque. Ca démarre mal, ils
ont apporté un moteur de 65kg au lieu des 35 prévus.
Ils partent à deux. Le passage des rouleaux est impressionnant.
Ils partent au loin, puis reviennent. Surf sur 60 mètres
jusqu'a la plage. La barque est pratiquement sèche, puis
une vague arrive, 100 litres d'eau dedans. Dur de remonter tout
ça sur le sable sec..
Moteur, plus 100 litres, plus barque, on tire, on pousse, en
frottant sur le sable.
Première constatation, il faut un martyr sous la quille
pour protéger la fibre, et un vide-vite rudimentaire au
tableau. Discutions, c'est concluant, mais faut revoir. Deuxième départ encore plus vol plané,
je dois tirer une sacré tête !
Au loin, essais à la rame. Puis retour, toujours
au surf. Le beachage se passe bien cette fois. Mais pas moyen
d'avoir des conclusions : 20 blancs sur une plage où on
n'en voit jamais, ça attire du monde...
Rendez vous avec le comité des pécheurs et
Tiago demain a 10h30 au chantier pour débriefer tout ça.
Lundi 10/1/05
Francis, un copain qui a une chaîne d'hôtels
en Inde, vient avec une demande d'aide particulière. C'est
un type attachant, amoureux de l'Inde au point d'en avoir pris
la nationalité. Il a monté un hôtel
près de Karikal, et demande comment faire construire des
barques en polyester pour aider les pécheurs locaux. Pas
possible localement, ateliers détruits ou débordés.
Cela me confirme bien la difficulté de la reconstruction
de la flotte.
Comme il se balade au travers de toute l'Inde, il va voir la
possibilité de travailler avec les états non touchés
par le tsunami. Et puis il a des contacts locaux forts sur Karikal,
et va voir s'il est possible de
monter une unité de production là bas.
Réunion avec le comité Barque : Ramesh, Prithi,
Maguey, Tiago, et tous les pécheurs qui ont pris part
à l'essai du proto. Pierre, trois tours du monde au compteur,
apporte ses avis éclairés. Nous reprenons point
par point afin d'envoyer tout ça à Jean Marc et
Hervé.
L'après midi, encore une demande d'aide spécifique
: Patrick, collègue de Martine qui fait lui aussi des
meubles, vient avec un pêcheur qui a tout perdu.
Je mets en relation Patrick, menuisier de formation mais aussi
charpentier de marine, avec Dimitri : ils vont faire un autre
essai du proto, et peut être monter une autre unité
de production sur le nord de Pondy.
Ce journal se termine : ce petit trait d'union entre nous
n'a plus de raison d'être.
Là bas, des particuliers, associations, entreprises, collectivités
locales se mobilisent.
Ici, toute une équipe s'est constituée autour du
projet.
Le site Internet www.pondy-pecheurs.org est désormais
sur la toile.
Je vais pouvoir retourner à l'atelier.
Tous ensemble maintenant, il va falloir creuser le sillon. Peu
importe qu'il ne soit pas parfaitement droit, l'essentiel est
qu'il soit profond.
Merci à tous.
Lionel |